La revanche des bijoutiers de quartier

Par Hervé Dewintre
·1 min de lecture
La famille Lassaussois propose une joaillerie qui assume son classicisme au service d’une clientèle locale et fidèle. Ici, une manchette en or rose et diamants.
La famille Lassaussois propose une joaillerie qui assume son classicisme au service d’une clientèle locale et fidèle. Ici, une manchette en or rose et diamants.

En joaillerie, les cycles sont plus longs qu?ailleurs. La seule grande et vraie révolution de ces dernières décennies consiste dans le fait que les femmes achètent les bijoux par et pour elles-mêmes. Mais pour le reste, les motivations et les habitudes restent solidement ancrées : « Les envies s?articulent toujours principalement autour des cérémonies, des mariages, des anniversaires, des moments importants de la vie », note Nicolas Bos, CEO de Van Cleef & Arpels.

Le dirigeant précise également : « Il y a un autre phénomène de longue haleine qui se manifeste, c'est l'importance grandissante des grandes marques de joaillerie. Il y a une vingtaine d'années, elles représentaient entre 4,5 et 10 % du marché. Aujourd'hui, on est entre 25 et 30 %. Néanmoins, la joaillerie est un marché sur lequel les acteurs locaux ou indépendants sont également importants. Je crois que c'est très sain, et même souhaitable. L'écosystème de la joaillerie internationale doit rester partagé entre les grandes maisons et les créateurs, les indépendants et les bijoutiers locaux. »

Se faire plaisir

Cette analyse est confirmée par la publication du rapport annuel du secteur publié par le comité professionnel Francéclat. L'absence de la clientèle étrangère, bloquée par des restrictions de déplacements, a surtout fait souffrir les grands joailliers et les boutiques d'aéroports. Mais elle a eu beaucoup moins d'impact sur les indépendants, qui entretiennent une solide relation avec leur client [...] Lire la suite