Le rhumatisme psoriasique, quèsaco ?

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Le psoriasis, affection auto-immune de la peau, peut déclencher une autre maladie : le rhumatisme psoriasique (RP). Près d’un patient sur trois le développera au bout de quelques années, l’inflammation cutanée s’étant étendue à la colonne vertébrale, aux articulations sacro-iliaques, à celles des membres inférieurs et supérieurs, aux attaches des tendons et des ligaments. Le RP progresse sous forme de poussées.

On constate une prédisposition familiale au psoriasis et au RP, 40 % des malades ayant un proche concerné. Le stress ou un choc émotionnel peuvent engendrer un RP ou déclencher une poussée de la maladie. Une piqûre, une petite plaie, le simple frottement d’une ceinture sur la peau, une infection ORL, le tabac et l’alcool sont des agents favorisants. Une météo pluvieuse peut jouer un rôle aggravant.

Il y a une dizaine d’années, huit années s’écoulaient, en moyenne, entre les premières douleurs et la prise en charge. Aujourd’hui, ce délai moyen atteint cinq ans et demi, ce qui reste long. Les symptômes sont intermittents, les patients ne font pas forcément le lien avec leur psoriasis, et prennent juste des antidouleurs. Parfois, la maladie se déclare en l’absence de psoriasis et le médecin diagnostique un autre type de rhumatisme.

Potentiellement destructive et mutilante, la maladie se traite avec le méthotrexate, la ciclosporine, la PUVAthérapie (par rayons UVA). Depuis vingt ans, les biothérapies complètent cet arsenal thérapeutique, en commençant par les anti-TNF conventionnels qui bloquent des cytokines, molécules responsables de l’inflammation. Aujourd’hui, de nouvelles voies sont explorées. Plusieurs traitements sont désormais disponibles, mais leur effet sur le système immunitaire et leur coût élevé en restreignent toutefois la prescription. Il est conseillé de consulter un médecin traitant qui pourra vous diriger vers un rhumatologue.

Pour faire taire la douleur, on a recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens et aux corticoïdes, mais aussi à la (...)

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