Rhume des foins : pourquoi les allergies aux pollens sont-elles déjà de retour ?

© Istock/Getty Images

Selon le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), ce début d’année 2023 très doux en France favorise la multiplication des pollens d’aulne et de noisetier, ainsi que le retour précoce du "rhume des foins". Une source d’inquiétude ? Découvrez tout ce qu'il faut savoir.

Si le vrai "rhume des foins", autrement dit l'allergie aux graminées, s'étend de mai à août, il existe d'autres saisons polliniques. Celle des pollens d'arbres commence dès fin janvier avec le cyprès dans le sud de la France et en février plus au nord avec le bouleau.

En raison des conditions météorologiques exceptionnellement douces en ce moment, la floraison commence bien plus tôt et les allergies souffrent plus tôt que prévu cette année. En particulier dans le nord-est du pays, où les premiers pollens de noisetier ont pris de l'avance.

Et la fin de l'été ne signe pas forcément la fin des "réjouissances" : ce sont alors les herbacées comme l'armoise ou l'ambroisie qui prennent le relais jusqu'à l'automne. Selon la région où l'on vit et le ou les végétaux auxquels on réagit, on peut donc éternuer presque toute l'année !

Voilà pourquoi les citadins connaissent bien, eux aussi, le problème. Les particules de pollution (notamment celles émanant du diesel) fractionnent les pollens, ce qui les rend plus allergisants car les particules de petite taille se glissent plus facilement dans nos poumons. De plus, les polluants atmosphériques augmentent l'irritation des muqueuses et des bronches, amplifiant ainsi (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite