Risques climatiques : comment bien assurer les cultures

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Le récent épisode de gel a mis en évidence le faible taux de souscription des exploitants français à une assurance récolte.

La vague de froid du mois d’avril a causé des dégâts considérables. Et, déjà, la menace d’une nouvelle sécheresse inquiète le monde agricole. Ces aléas climatiques révèlent la nécessité d’une couverture des risques efficace. Les explications de Dominique Le Chevallier, directeur général de Verspieren Global Markets.
Paris Match. Comment couvrir les cultures contre les risques climatiques ?
Dominique Le Chevallier. Les exploitants peuvent souscrire une assurance multirisque climatique, appelée assurance récolte. Toutes les filières agricoles sont éligibles à ce dispositif, qui n’est pas obligatoire. Le contrat, qui couvre 17 aléas climatiques – parmi lesquels le gel, la sécheresse, les pluies torrentielles, la grêle ou encore le manque de rayonnement solaire –, prend partiellement en charge les pertes de rendement. Il existe trois niveaux de garanties (socle, garanties complémentaires optionnelles, garanties optionnelles) et deux types de contrats subventionnables (par groupe de cultures ou à l’exploitation).

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Seulement un tiers des surfaces agricoles sont couvertes par une assurance mutirisque climatique

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Peu d’agriculteurs y souscrivent…
Selon la Fédération française de l’assurance, seulement un tiers des surfaces agricoles sont couvertes par une assurance multirisque climatique ; un taux qui tombe à 3 % pour l’arboriculture. Outre la complexité du système, nombre d’agriculteurs jugent que le seuil de déclenchement de l’indemnisation, la franchise (autour de 30 % de pertes) et les primes sont trop élevés. Autre facteur expliquant cette sous-assurance : trop d’exploitants pensent qu’ils ne seront pas concernés par ces sinistres.

Quid du régime public des calamités agricoles ?
Ce système d’indemnisation était activé,(...)


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