Roman : pourquoi on a aimé « Vers la violence » de Blandine Rinkel

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Pour « Vers la violence », Blandine Rinkel vient de recevoir le prix Méduse consacrant « La promesse et la nouveauté ». Mérité !

Par amour fou, les petites filles finissent par tout comprendre de leur père. Lou est de cette trempe, et c'est elle qui nous raconte Gérard. Quand on le découvre à travers ses yeux d'enfant, il est « le contraire de l'ennui ». Dans leur petite ville de bord de mer, Gérard est policier, mais peut-être bien aussi agent secret, aventurier, randonneur, champion, héros. Chaque baignade est une odyssée, une guerre contre les monstres légendaires. Et qu'est-ce que cette cicatrice, au creux de sa main droite ? « Un jour un tigre l'avait griffé, le lendemain il s'était empalé contre un grillage à Nice, le jour d'après, encore, il prétendait s'être fait ça on ne sait comment, dans les fonds marins peut-être, oubliant ses élucubrations au fur et à mesure qu'il les débitait. » Son père est le « sorcier de l'univers », fantastique et menaçant. Lou est envoûtée, ils se marieront dès qu'elle aura « l'âge légal », il lui a promis.

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Un roman poignant

Dans « L'Abandon des prétentions », Blandine Rinkel dressait le portrait en clair-obscur d'une mère dévouée à tous. Puis elle a narré sa découverte de Paris comme étudiante dans « Le Nom secret des choses ». Cette fois, la romancière équilibriste, unique en son genre puisqu'elle est aussi chanteuse et danseuse d'un groupe d'électro-pop culte (Catastrophe), réussit un tour de force littéraire. Au fil de sa plume classique et tendre,...

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