Romy Schneider: son problème avec les hommes, pourquoi elle leur faisait peur

Le silence, Romy Schneider, l’avait choisi par peur, autant que par pudeur. Lassée d’être poursuivie par la presse, les télés et les photographes du monde entier, l'actrice avait fini par refuser toutes les interviews. Pourtant, un soir d’hiver à Cologne, le 12 décembre 1976, l'actrice décide de se confier à son amie Alice Schwarzer. "Elle a commencé à me dire des choses qu’elle ne voulait pas dire au grand public", se souvient la journaliste. Ce soir-là, adossée aux coussins, entre deux verres et de nombreuses cigarettes, Romy se livre comme jamais. Plus question de tricher. "Qu’est-ce que c’est la vérité, s’interroge-t-elle. Je la cherche. J’ai déjà trouvé une chose : je ne veux plus mentir, tu sais, j’ai tellement menti, quand tu commences si tôt, quand tu as 14 ans, tu ne sais même pas que tu mens".

Durant cette nuit de confidences, le doute et la peur assaillent l’actrice à plusieurs reprises. Alors elle demande à la journaliste de couper le magnétophone qui enregistre leur conversation. Romy Schneider s’exprime le plus souvent en français, sa langue de coeur. Mais parfois aussi en allemand, quand la colère la dévaste. Et de la colère, il y en a, dans cet entretien bouleversant diffusé par Arte dans le documentaire Conversation avec Romy Schneider. Colère contre le passé nazi de sa mère, Magda Schneider, qu’elle soupçonne d’avoir couché avec Hitler. Mais colère aussi contre son beau-père qui la harcelait sexuellement, au point qu’il lui fallait s’enfermer dans les toilettes pour échapper à ses assauts.

Cette nuit-là, Romy parle beaucoup d’Alain Delon, qu’elle a aimé "totalement, follement". Et qui lui en a fait beaucoup baver. L’actrice raconte aussi ses rapports, pour le moins compliqués avec les hommes. Pourquoi compliqués ? Parce qu’elle leur faisait peur. "Il y a peu de femmes et surtout peu d’hommes qui me donnent confiance. C’est pas que je déteste les hommes, seulement ils sont tellement découragés de notre courage. Je donne mon courage à un homme, et ça le

(...) Cliquez ici pour voir la suite