Ron Arad, l'impertinent designer fait sauter le champagne

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Rencontre avec le truculent créateur qui signe pour la maison Ruinart un trio de vasques. Collector ! Ron Arad nous ouvre les portes de son atelier à Londres.

Drôle de nid pour un oiseau rare. Nous sommes à deux pas des puces de Camden, à Londres, dans une ancienne laiterie où Ron Arad, l’un des designers les plus influents du monde, loin du star-système a établi son atelier il y a plus de trente ans. Avec son sourire, son style d’explorateur et son fameux couvre-chef repiqué derrière la tête, il vient nous ouvrir. Dans l’entrée, deux fauteuils London Papardelle qui se prolongent en tapis aux formes de rubans ou de pâtes italiennes. Et puis le sol ondulant nous accueille dans le studio de design. Une taverne à la structure convexe, où les étagères débordent de trésors. A l’étage au-dessous, Ron Arad a installé ses studios d’architecture, ses premières amours.

Fauteuil en maille d’acier London Papardelle et dessins d’amis artistes du designer, gravés sur verre.
Fauteuil en maille d’acier London Papardelle et dessins d’amis artistes du designer, gravés sur verre.

Fauteuil en maille d’acier London Papardelle et dessins d’amis artistes du designer, gravés sur verre. © Jean-Gabriel Barthélemy

Après la tour Toha à Tel-Aviv, inspirée des formes d’un iceberg, l’Israélien y a conçu les plans de la tour Toha II et ceux du mémorial de l’Holocauste à Londres. La visite se termine dans la « galerie », un écrin qui abrite des pièces iconiques. Une bibliothèque Bookworm serpente sur le mur, près d’une Well Tempered Chair en acier trempé… aussi confortable qu’un vieux fauteuil en cuir. C’est l’art du designer : transformer la matière la plus retorse en un moment de douceur.(...)


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