Rosacée : dans quel cas le laser est-il conseillé ? L'avis d'une dermatologue

Cette affection cutanée concerne 2 à 3 % de la population adulte de 30 à 60 ans. Plus fréquente chez les femmes à peau claire, spécialement autour de la ménopause, elle peut avoir des conséquences psychologiques importantes.

"La rosacée, qu’on appelle encore parfois acné rosacée alors qu’elle n’a aucune composante sébacée, est une maladie inflammatoire vasculaire évolutive, explique le Dr Jean-Luc Vigneron, dermatologue et lasériste à Nice. Il existe trois théories sur son origine, finalement méconnue : la présence du parasite demodex, l’inflammation, et une mauvaise gestion de la température des micro-vaisseaux sanguins au niveau de la face."

- L’érythrose constitue le premier stade. Des rougeurs diffuses se manifestent de manière transitoire sur les joues, le nez, le front et le menton. Parfois voire souvent, elles s’accompagnent de bouffées de chaleur (flushes) au niveau du visage et d'une sensibilité exacerbée de la peau qui rend difficile l'application de cosmétiques. Cette intolérance peut même concerner l'eau et les produits nettoyants. Elle est due à la production d'une molécule appelée "substance P", sécrétée par les cellules nerveuses du derme, qui entraîne une inflammation locale. À force de répétitions, les rougeurs s’installent.

- La couperose, composante vasculaire de la maladie, est le stade suivant. Aux rougeurs persistantes s’ajoute l’apparition de petits vaisseaux dilatés, rouges ou violacés, que les médecins appellent des télangiectasies. On constate aussi des (...)

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