Les rouleaux de Ripley, la curiosité d'Eva Bester

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Chaque semaine, cette amoureuse des objets étranges et fantasmatiques nous présente une de ses trouvailles.

Si vous avez un coup de mou, je vous propose de venir vous adonner à mon occupation favorite, fuir le réel, en vous rendant sur la page Wikipédia consacrée à l’alchimiste anglais du XVe siècle George Ripley. Zoomez sur l’illustration et vous voilà prêts à absorber un LSD visuel (le seul que je vous recommanderais dans ces pages évidemment, mon dealer vous le confirmera) qui vous fera oublier l’absurdité du monde en quelques secondes. L’image que vous contemplez fait partie de la vingtaine de copies connues d’un manuscrit alchimique attribué à Ripley, sublime objet censé vous révéler le secret de la transmutation des métaux vils en or et celui de la fabrication de l’élixir de vie éternelle. Au sommet du rouleau, un alchimiste aux yeux hagards veille au Grand Œuvre (la réalisation de la pierre philosophale) exécuté dans une fiole dans laquelle trône un crapaud transformé en fontaine de sang (ne vous inquiétez pas pour lui, vous le retrouverez un peu plus bas, éternué par un dragon). Juste au-dessous des lions mélancoliques rouge et vert, un homme-gallinacé, perché sur une planète transpercée de plumes, reste stoïque malgré le soleil à l’air renfrogné qui lui pleut activement dessus. Le dernier panneau est le plus impressionnant : un serpent d’Arabie tient dans la gueule un triple arc de lune avec flegme tandis que son ventre saigne sur un globe ailé, ancêtre probable des boules Pokémon. Tout goutte et coule, comme sur...

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