Le Sénat refuse la pratique des IVG instrumentales aux sages-femmes

Anaïs Guillon
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Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, la proposition de loi offrant la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales jusqu’à dix semaines de grossesse a été rejetée par les sénateurs, ce lundi. Elle fera l’objet d’une seconde lecture au Palais Bourbon.

C’est une mesure qui devait permettre de faciliter la prise en charge des femmes et leur offrir un choix de plus mais pour le moment, il n’en sera rien. Les sénateurs ont retiré ce lundi, l’article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) prévoyant d’autoriser à titre expérimental la réalisation par les sages-femmes d’interruptions volontaires de grossesse instrumentales. Cette option avait été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 8 octobre dernier, au même moment que l’allongement du délai légal pour recourir à l’IVG.

Une mesure sollicitée par les femmes, les associations et les professionnels

Depuis la loi du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé, les sages-femmes peuvent pratiquer des IVG médicamenteuses. À la suite d’un rapport parlementaire de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale mettant en exergue les difficultés pour les femmes d’accès accès à l’IVG, notamment pendant la crise sanitaire, la députée Albane Gaillot avait défendu la possibilité pour ces professionnels, de pratiquer également des IVG instrumentales jusqu’à dix semaines de grossesses. Le 8 octobre, elle avait rappelé que la proposition de loi était un texte « équilibré, de consensus, qui répond à des demandes de longue date des acteurs de terrain et surtout des femmes ».

Une déclaration qui n’a visiblement pas été entendue jusqu’au Palais du (...)

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