Séparation de Daft Punk : pourquoi ce pincement au cœur ?

Carole Boinet
·1 min de lecture

Il est toujours difficile de dissocier la raison des sentiments. Alors, face à l’annonce de la séparation des Daft Punk - passé un premier élan trempé dans le doute et la croyance en un coup marketing hyper naze - il y eut un pincement au cœur, voire un tressaillement. Aussi brutal que surprenant.

Pourquoi le divorce des Daft Punk, et pourquoi son annonce en pleine incertitude mondiale quant à la sauce à laquelle nous serons toutes et tous prochainement mangé·es, suscite chez nous un mélange d’émoi, de stupeur et de tristesse ? Quel attachement nous lie encore à ces deux casques dont la radicalité futuriste s’est progressivement muée en panoplie surannée ? À certain·es qui ont immédiatement mis à distance les sentiments pour moquer le guignol des Daft, accusés par les puristes de s’être vendus aux sirènes hurlantes du marketing tel un Lagerfeld à deux têtes, machine à tubes en vestes en cuir siglées de leur nom devenu marque au même titre que Chanel ou Louis Vuitton, une réponse succincte se forma dans notre esprit brumeux : Daft Punk.

“Ils eurent l’intelligence de fusionner les styles sans peur du mauvais goût, comme de refuser la distinction underground/mainstream pour produire de la dance-music sur le fil du rasoir, aussi maximale qu’inédite, fraîche que référencée”

La vie est faite - en gros - de deux catégories de personnes : les suiveur·euses et les précurseur·euses. Les premier·es ayant les jetons de tout, les seconds un

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