Sages-femmes en grève : « On vous fait naître, il faut nous reconnaître »

ELLE avec AFP
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Des dizaines de sages-femmes se sont réunies dans plusieurs villes de France mercredi pour exiger une meilleure reconnaissance médicale et salariale de leur profession.

C’était leur troisième journée de grève depuis le début de l’année. Déjà mobilisées le 26 janvier et le 10 février, plusieurs dizaines de sages-femmes se sont rassemblées à Bordeaux, Toulouse ou encore Paris, après l'appel à la grève des deux principales organisations syndicales de la profession (ONSSF et UNSSF). Elles ont dénoncé des conditions de plus en plus compliquées pour exercer leur métier dignement, le manque de reconnaissance et des salaires jugés trop bas. « On vous fait naître, il faut nous reconnaître », ont-elles scandé.

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« Dans beaucoup de grandes maternités, on a compté 100% de grévistes », a affirmé Caroline Combot, secrétaire générale de l'Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF), même si la majorité ont travaillé puisqu'elles étaient assignées.

À Bordeaux, une cinquantaine de sages-femmes et étudiantes se sont rassemblées en centre-ville, exécutant notamment un flash mob sur la chanson « Mesdames » de Grand Corps Malade. Derrière elles, une grande banderole laissait apparaître « Code Rouge », expression qui désigne le déclenchement d'une césarienne en extrême urgence pour sauver la mère et/ou l'enfant.

Une sage-femme pour chaque femme

« Nous souhaitons être reconnues comme profession médicale par l'administration », explique Marina, sage-femme à la Maison de Santé protestante de Bordeaux-Bagatelle, à...

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