Saint-Exupéry : la correspondance d'un amour fou

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Dans ces lettres inédites qu'ont échangées durant quatorze ans Antoine de Saint-Exupéry et sa femme Consuelo, on découvre des amants fous l'un de l'autre, loin l'un de l'autre.

« Pimprenelle » se languit de « Tonio », lequel ne supporte plus ses reproches incessants : « Tu ne m'as jamais fait cadeau de ta joie », lui écrit-il. Le ton est donné : Antoine et Consuelo de Saint-Exupéry s'aiment dans le chaos et dans la douleur. Comment rester calme avec un homme toujours en voyage et de surcroît volage ? Comment supporter une femme au caractère volcanique ? Soixante-seize ans après la disparition de l'écrivain en plein ciel, le 31 juillet 1944, leur correspondance est publiée. Le couple s'est rencontré à Buenos Aires en 1930. Antoine de Saint-Exupéry dirigeait alors l'Aeroposta Argentina et avait déjà publié « Courrier Sud ». Quant à Consuelo, née au Salvador, elle était veuve, peintre et sculptrice. Il la surnomme « la rose » ou « plume d'or », elle l'appelle « mon horloge de sable ». Il lui promet de l'emmener dans de nombreux pays. Le désert, les étoiles et les rêves sont omniprésents sous la plume du futur auteur du « Petit Prince ». La guerre arrive, Saint-Exupéry part à New York, puis rejoint les FFF (Forces françaises libres) en Algérie. Il se fait de plus en plus rare et de plus en plus âpre, de plus en plus déprimé : « Cette vie gâchée, c'est vous qui la voulez. Vous la voulez parce que vous préférez me “mettre dans mon tort” dans l'affreux procès conjugal. » « Le Petit Prince » paraît en 1943, Antoine de Saint-Exupéry ne le dédie pas à Consuelo. Par la suite, il le regrette et...

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