Ce “salaud” de Michael Haneke en quatre films

Bruno Deruisseau
© Les Films du Losange

Il existe un champ lexical associé aux films de Haneke : “moraliste, formalisme chirurgical, violence, manipulation, bourgeoisie aliénée, sadisme, misanthropie et hors-champ” en font partie. Stéphane Delorme s'est chargé dans son édito des Cahiers du cinéma de juin 2015 de les rassembler sous la bannière du “cinéma de salaud” que porte en tête le réalisateur autrichien.

La diffusion cette semaine de quatre de ses films – Funny Games (1997), Caché (2005), Le Ruban blanc (2009) et Happy End (2017) – donne à voir la façon dont son œuvre s'est à la fois inscrite dans une solide continuité, matinée de discrètes mutations. On pourrait dire que, si Haneke a toujours été un “cinéaste salaud”, il l'aura été de façon différente avec le temps.

Des films de salaud en retrait

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