Sandrine Kiberlain : « J’ai un grand sens de la fidélité »

Anne Michelet
·2 min de lecture

Sandrine Kiberlain nous enchante dans «Les 2 Alfred », de Bruno Podalydès. Solaire et sensible, elle nous parle de ses passions et de ses envies. Impossible de ne pas aimer cette femme généreuse, qui nous offre un si beau cadeau de fin d’année.

Vous retrouvez Bruno Podalydès après Comme un avion…
Sandrine Kiberlain -
Et j’espère que ce n’est pas la dernière fois ! Bruno aime reformer ses équipes, comme un enfant qui a sa bande de copains avec laquelle il partagera les mêmes jeux. Cela n’empêche pas que d’autres puissent rejoindre la famille, mais je crois qu’il aime essayer de nouvelles choses avec ceux qu’il s’est choisis. Il possède un univers très singulier dans lequel, à mon avis, tout le monde ne peut pas entrer. Non par manque de talent, mais parce qu’il faut se faire à ce langage qui n’appartient qu’à lui.

Les 2 Alfred résonne avec notre réalité. C’est ce qui vous a séduite ?
Sandrine Kiberlain - Quand Bruno m’a envoyé le scénario, il m’a dit : « C’est un peu loufoque, burlesque, loin de la réalité ». Mais pas tant que ça, finalement. Lors du premier confinement, les seuls moyens de communiquer étaient devenus digitaux. Le film vise juste : il parle de notre décalage avec la technologie, des contacts de moins en moins directs et humains. C’est très drôle et cruel à la fois, notamment sur le fait que, passé la quarantaine, il faut batailler pour conserver son travail. Bruno a aussi eu cette idée géniale d’une entreprise qui serait interdite aux employés avec enfants. Or les enfants sont nos pierres précieuses, le centre de nos vies. Devoir cacher leur existence est le pire mensonge qui soit ! Sous la plume de Bruno, c’est à hurler...

Lire la suite sur Femina.fr

A lire aussi