Sandrine Rousseau : « Il y a une différence entre crime et attitude sexiste »

©Raphaël Lafargue/Abaca

Affaires Abad, Coquerel, Bouhafs… Alors que les dossiers #METOO politique s’accumulent, la députée féministe est accusée de partialité. Elle s’explique et défend une proportionnalité des sanctions selon le type de violences.

Le féminisme est-il à deux vitesses, selon le camp politique de la personne mise en cause ? La présomption d’innocence est-elle à géométrie variable, et les indignations sont-elles sélectives ? Alors que la gauche continue de soutenir le président  de  la  commission  des  finances,  Éric Coquerel, issu des rangs de la Nupes, malgré le dépôt d’une plainte contre lui pour « harcèlement sexuel », Sandrine Rousseau, députée de Paris EELV/Nupes, plaide pour une gradation dans les sanctions selon la gravité des violences.

ELLE. Dans une tribune publiée dans « Le Monde » (3-4 Juillet), vous employez les mots de  « Rigueur » et de  « Discipline » pour sortir  le #METOO politique d’une  « Zone de non-droit ». Pouvez-vous être plus précise ? 

SANDRINE ROUSSEAU. J’ai écrit cette tribune alors que je commençais à être accusée sur les réseaux sociaux de protéger Éric Coquerel, d’être moins exigeante avec un député de la Nupes qu’avec le ministre Damien Abad. Mais les faits qui leur sont reprochés n’ont rien à voir. Une plainte pour tentative de viol a été déposée contre Damien Abad – je rappelle qu’en droit français le viol constitue un crime. Éric Coquerel, si j’ai bien écouté la femme qui a porté plainte, aurait eu « un comportement lourdingue ». Si on ne démêle pas ce qui relève du crime et ce qui relève de l’attitude sexiste, on s’empêche de régler les cas en fonction de leur gravité. Les affaires...

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