Santé : un accident périnatal grave sur deux pourrait être évité, selon un rapport

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La périnatalité est-elle délaissée en France ? C’est ce que laisse entendre le nouveau rapport de la Haute Autorité de santé, publié le 21 novembre dernier, qui recense les événements indésirables graves (EIGS) autour de l’accouchement déclarés par les soignants entre 2017 et 2021. Si elle publie chaque année ce type de rapport, c’est la première fois qu’une analyse spécifique concernant les accidents survenus avant, pendant ou après la naissance d'un enfant a été effectuée, comme l'a rapporté Mademoizelle, ce vendredi 2 décembre.

Ainsi, les établissements hospitaliers ont dénombré pas moins de 269 EIGS entre 2017 et 2021. De ce chiffre découlent deux constats alarmants. D’abord, plus de la moitié d’entre eux a mené au décès de la patiente et/ou du bébé. Ensuite, fait encore plus dramatique, un accident grave sur deux était en réalité évitable, selon la Haute Autorité de santé. Mais comment cela est-il possible ? L’une des raisons serait la co-morbidité dont souffrait la moitié des mères. Mais, majoritairement, ces incidents graves ont surtout fait suite à des retards de diagnostics et à une mauvaise prise en charge des patientes. De quoi confirmer la crise hospitalière qui touche la France ces dernières années, particulièrement due au manque cruel de personnel soignant. Ces résultats font également écho à une récente étude, parue en mars 2022, qui pointait l’augmentation de 7 % de la mortalité infantile en France entre 2012 et 2019.

Dans son rapport, la Haute Autorité de santé (...)

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