Sara Omar, « briseuse de tabous » pour les femmes musulmanes

ELLE avec l'AFP
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C’est après plusieurs tentatives de suicide que l’autrice danoise d’origine kurde développe une écriture puissante et universelle, capable de montrer ce qu’il se passe dernière les portes closes. Dans sa saga à succès, elle ose dépeindre les violences que justifie un islam radical et le tiraillement perpétuel des femmes musulmanes nordiques. Entre conservatisme et libéralisme.

« Le livre le plus courageux publié depuis des années », «  l a révolution #MeToo trouve son roman le plus fort », on n’a rarement observé une telle pluie de propos laudateurs pour un roman danois. Et le premier ouvrage de Sara Omar, dès sa parution en 2017, est un véritable best-seller au Danemark. La saga « La laveuse de morts » raconte l’oppression des femmes, la complexité religieuse et, en filigrane, la dure histoire de son autrice. Son premier tome est paru récemment en France.

Des crimes dits « d’honneur »

Née il y a 34 ans dans les fracas de la guerre au Kurdistan irakien, l’écrivaine danoise Sara Omar dénonce dans ses livres les violences infligées aux femmes au nom d’un islam réactionnaire. « J'ai brisé les tabous en écrivant et en parlant des choses qu'on est censés taire car c'est trop risqué d'en parler. Si je ne le fais pas, qui le fera ? », dit-elle lors d'un entretien à l'AFP à Copenhague.

Son premier roman, « La laveuse de morts », s'est vendu à plus de 100.000 exemplaires au Danemark, une performance dans le pays nordique de 5,8 millions d'habitants. Il y a été acclamé comme le « MeToo des femmes musulmanes ».

Dans ses écrits et dans le débat public, la jeune autrice décrit les sévices subis par femmes et enfants (viols, maltraitances, crimes dits « d'honneur ») derrière les portes closes, et dérange une frange obscurantiste de la communauté musulmane, lui valant de vivre sous protection.

Elle prête sa...

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