Sarah Abitbol : son ancien entraîneur reconnaît des "relations intimes inappropriées" et lui présente "ses excuses"

C'est grâce à Flavie Flament que la championne de patinage artistique Sarah Abitbol a décidé de partager son témoignage. Dans son roman Un si long silence (éd. Plon), elle raconte son histoire, celle d'une jeune fille violée et agressée sexuellement à plusieurs reprises par son entraîneur de l'époque, Gilles Beyer, alors qu'elle était âgée de 15 ans. Mais ce n'est pas seulement un homme mais tout le système qui l'a protégée qu'elle tient à dénoncer aujourd'hui. Celle qui a aujourd'hui 44 ans n'hésite pas à qualifier d'omerta le climat qui régnait au sein de la Fédération Française des Sports de Glace (FFSG) à l'époque. Tout a commencé en 1990, durant un stage de patinage artistique. "Il a commencé à faire des choses horribles jusqu’aux abus sexuels et j’ai été violée à 15 ans. C’était la première fois qu’un homme me touchait. J’espérais qu’il ne revienne pas [...] Mais il est revenu [...] Et ça continuait, ça continuait", raconte-t-elle.

⋙ Sarah Abitbol : grâce à son compagnon Jean-Louis Lacaille, elle a repris confiance en elle

Dans un communiqué de presse envoyé à l'AFP, l'homme incriminé par Sarah Abitbol a admis avoir eu "des relations intimes inappropriées" avec elle mais n'emploie pas le terme de viol. Comme Christophe Ruggia l'avait fait face aux accusations de l'actrice Adèle Haenel, l'ancien entraîneur évoque des sentiments différents. "Je reconnais avoir eu des relations intimes avec elle. Si mes souvenirs sur leurs circonstances exactes diffèrent des siens, j’ai conscience de ce que, compte tenu de mes fonctions et de son âge à l’époque, ces relations étaient en tout état de cause inappropriées", a-t-il affirmé.

Suite à ces allégations, Sarah Abitbol a répondu à son ancien entraîneur dans les colonnes de l'Obs : "Ce ne sont pas des “relations inappropriées”, mais des viols ! Le terme est inapproprié et beaucoup trop léger. Il me présente ses excuses ? Mais je ne l’excuse de rien ! "

Une autre femme, Hélène Godard, avait également accusé Gilles Beyer de l'avoir

(...) Cliquez ici pour voir la suite