Elles s'attablent : Hélène Darroze, l’étoilée libre

Daniele Gerkens
·2 min de lecture

« La vie est un chemin en liberté » pourrait être la devise d’Hélène Darroze, cheffe tout juste couronnée de deux étoiles Michelin à Paris pour son restaurant Marsan, et de trois étoiles pour celui située dans l’hôtel The Connaught à Londres. Rien ne prédisposait pourtant cette bonne élève née dans le Sud-Ouest à étinceler derrière les fourneaux !

Membre de la quatrième génération d’une famille d’aubergistes, c’était son frère qui était destiné à reprendre l’affaire. Elle ? « J’aimais cuisiner, mais j’ai fait des études de commerce », dit-elle. C’est sans compter avec le destin et sa nature. En stage chez Alain Ducasse à Monaco, elle s’arrête en cuisine, s’y sent « chez elle » et y revient, avant de s’avouer que oui, c’est cela qu’elle rêve de faire. Et elle ose tout : quitter le Sud-Ouest par amour, venir à Paris et se lancer dans une première affaire, abandonner les tendances pour faire du « vrai », autrement dit travailler ses produits de cœur : foie gras, canard, asperges des Landes, etc.

Très vite, Hélène prend la lumière, attire les projecteurs et dérange le Landerneau culinaire. Elle fait fi des (mauvais) conseils. Pas par arrogance, juste par liberté, affranchie des règles. Elle adopte seule deux petites filles au Vietnam. Elle mène sa carrière tambour battant, se partageant entre Paris et Londres grâce à une organisation de championne (#chargementale). Elle écrit aussi un ouvrage qui va faire un (mini) scandale où elle se dévoile, entremêlant récit romanesque et recettes. Elle monte sur les plateaux de télé avec « Top Chef » où elle stimule, encourage, materne, fidèle à elle-même. Elle ouvre Joià, une table de cœur, festive, réconfortante et généreuse car elle rêve de faire quelque part du poulet frit…

C’est à Marsan, son...

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