Tout savoir sur le bernard-l’ermite, le crustacé voleur de coquille

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Son nom est une curiosité en soi. Si les zoologistes lui préfèrent pagure, bernard-l’ermite (ou bien bernard-l’hermite), mot invariable, s’est imposé dans le langage courant. D’origine languedocienne, il apparaît à la fin du XVIe siècle composé de ce prénom qui, à l’époque, était souvent employé comme sobriquet pour désigner certains animaux. Ermite vient de l’habitude du crustacé à occuper seul une coquille. Plus qu’un logis douillet, celle-ci lui sert de protection vitale. Avec son abdomen mou, le décapode (il a dix pieds) a besoin d’une armure artificielle, qui fait aussi office de réservoir d’eau, en l’empêchant de se dessécher lorsqu’il s’aventure sur la terre ferme. Le fond des mers froides de la Manche et celui, plus chaud, de la Méditerranée ont toutefois sa préférence. C’est là qu’il traîne, la nuit venue, en quête de cadavres d’animaux ou de débris végétaux. Noctambule, le bernard-l’ermite est aussi un charognard… quand on veut bien le laisser tranquille. Car son quotidien se trouve aujourd’hui contrarié, depuis qu’il est considéré comme un animal de compagnie par les aquariophiles.

Tout jeunot, l’animal élit domicile dans une coquille vide, qui est souvent celle d'un gastéropode. Le hic, c’est qu’il doit en changer au fur et à mesure de sa croissance, soit deux à trois fois dans sa vie... Mais qu’à cela ne tienne, tout est prévu ! Des dizaines de bernard-l'ermite se retrouvent régulièrement lors d’une grande foire, au cours de laquelle chacun propose de troquer son abri, (...)

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