Tout savoir sur l'abricot

Originaire d’Asie centrale

Issu de l’abricotier, un arbre de petite taille, l’abricot, tout comme sa cousine la pêche, est un fruit à noyau du genre Prunus. Symbole de l’été par excellence, on lui a longtemps attribué des origines arméniennes, d’où il tire son nom latin : Prunus armeniaca. En réalité, il paraît fort probable qu’il soit né il y a plus de cinq mille ans en Asie centrale, dans la chaîne de hautes montagnes du Tian Shan : région du Xinjiang, au nord-ouest de la Chine, Kirghizistan et Kazakhstan. On le trouve mentionné pour la première fois dans une lettre écrite en chinois datant de plus de quatre mille ans.

Cultivé par les Tadjiks

Il semble que ce peuple de Sogdiane (région englobant les actuels Tadjikistan, Ouzbékistan et Afghanistan) ait le premier cultivé cet arbre fruitier, il y a plus de deux mille ans. L’« œuf du soleil » étant leur unique source de sucre, ils ont, au cours des siècles, sélectionné les variétés les plus riches, comme l’Ameri et l’Hodjendi, afin d’obtenir un fruit sec contenant plus de 85 % de sucre disponible toute l’année.

Diffusé par les Arméniens

L’abricot est introduit en Occident au IVe siècle av. J.-C. par Alexandre le Grand, au retour de son expédition sur la célèbre route de la soie. Sa culture se serait ainsi propagée d’Arménie en Grèce, puis en Italie vers le milieu du Ier siècle de notre ère. Pline l’Ancien, célèbre écrivain de l’Empire romain, raconte que l’abricotier a été apporté sur les bords de la mer Caspienne par les caravanes chinoises, où il s’est implanté pour devenir ensuite l’arbre emblématique de l’Arménie… qui s’étendait jusqu’à ces frontières maritimes à l’époque.

Boudé par les Français

L’abricot a gagné l’Hexagone par deux voies : en transitant d’Espagne vers le Roussillon, et d’Italie vers l’Anjou, grâce au roi René Ier, au milieu du XVe siècle. L’arbre et le fruit sont longtemps considérés avec méfiance : on les accuse de donner la fièvre. Une légende qui perdure jusqu’à ce que le jardinier de Louis XIV

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