Tout savoir sur le laminoir à pâtes

Le laminoir destiné à affiner le métal existe depuis le XVe siècle. Cet outil a sans doute inspiré la machine à pâtes, dont l'origine a fait débat. En 1857, l’Italien Innocenzo Manzetti dépose un brevet en France et en Belgique, pour quinze ans. Son invention repose sur des matrices et des cylindres qui permettent de travailler la pâte et de produire, via un pressoir, vermicelles et spaghettis. En Italie, Manzetti est accusé d’avoir plagié l’in­génieur Agostino Ramelli. Et c’est finalement un Anglais qui acquiert le brevet en 1896 pour une somme dérisoire.

Une mécanique de précision

Le laminoir ne fabrique pas les pâtes de A à Z. Il amincit graduellement la prépa­ration entre deux rouleaux jusqu’à l’épais­seur souhaitée. Autrefois en bronze ou en cuivre, les cylindres sont aujourd’hui en Inox. L’appareil se fixe sur la table à l’aide d’un étau et dispose d’une molette pour réduire la distance entre les rouleaux afin d’obtenir une pâte de plus en plus fine. Des accessoires de coupe permettent ensuite de tailler la feuille dans différents formats : taglia­telles, lasagnes, spaghettis... En revanche, la fabrication de penne, macaronis et autres nouilles creuses nécessite un autre type de machine, dite à extrusion.

A manivelle ou à moteur

Le laminoir à pâtes séduit ceux... qui aiment mettre la main à la pâte! Faire ses fettuccine soi­-même prend un peu de temps et réclame quelques efforts. Une fois le mélange (farine, eau et œufs, en option) réa­lisé, on coupe des morceaux de pâte que l’on aplatit à la main. On les passe ensuite plusieurs fois dans l’appareil. Le laminoir, à l’origine manuel, existe aussi en version électrique. Les fabricants les plus prestigieux sont ita­liens, tels Imperia et Mar­cato. On trouve des collectors assez onéreux, mais aussi des modèles plus simples, à moins de 40 €.

A lire aussi :

⋙ Comment calculer la quantité de pâtes par personne ?⋙ 10 conseils pour réussir la cuisson des pâtes⋙ Yaourtière, sorbetière,

(...) Cliquez ici pour voir la suite