Tout savoir sur le métier de pêcheur de Saint-Jacques

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A marée haute, la flottille des coquilliers est fin prête. En cette période de printemps, les sorties en mer sont comptées car la fin de saison approche. Bientôt, les dragues seront en effet remisées, en attendant de reprendre leur valse en octobre. Car la pêche à la Saint-Jacques est strictement encadrée en France. A chaque zone s’étendant le long du littoral Manche-Atlantique, son calendrier. Et pas question d’y contrevenir, il y va de la préservation et de la reproduction du délicat mollusque, effective seulement en été. En la matière, tout va bien. Les efforts ont payé puisque la ressource n’a jamais été aussi abondante.

D’ici là, les équipages s’activent. Autorisés à pêcher deux jours par semaine, à chaque fois sur quarante-cinq minutes, ils n’ont pas de temps à perdre. Non loin des côtes, ils mettent leurs dragues à l’eau, les laissent « fouiller » le sédiment un petit quart d’heure avant de les remonter et de vider le tout sur le pont. Ils répètent cette opération une à deux fois par sortie, pas plus. Si les mailles d’acier des cages sont prévues pour ne retenir que les coquillages d’au moins 10,2 centimètres de hauteur (11 cm en Manche), les plus petits sont capturés en même temps que quantité de poissons, étoiles de mer, galets ou débris. Le matelot fait donc le tri sans tarder, mesurant chaque spécimen à l’aide d’une bûche, rejetant à la mer les plus jeunes.

De retour au port, la prise mise en sac est déchargée. Direction la criée, pour vendre le précieux et authentique (...)

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