Tout savoir sur la machine à coudre

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Le tailleur rhodanien Barthélemy Thimonnier s’interroge. N’y aurait-il pas un moyen de coudre plus vite qu’avec un simple crochet ? Fruit de quatre ans de recherches, sa "couture mécanique" ou "couseuse" voit le jour en 1829. Brevetée en 1830, cette machine en bois coud uniquement le point de chaînette à l’aide d’une aiguille à crochet. Perçue comme une concurrente par les ouvriers de l’usine de confection avec qui l’inventeur passe une convention, elle est à l’origine de véritables émeutes ! Cette déconvenue n’empêche pas le tailleur, installé à Amplepuis, de perfectionner sa machine qui prend le nom de "couso-brodeur" en 1855.

L’américain Elias Howe, entre autres, améliore l’invention de Thimonnier que les tailleurs continuent de bouder. Son compatriote Isaac Merritt Singer, lui, dépose en 1851 un brevet pour une machine à navette, dotée d’une aiguille avec œil près de la pointe et de deux fils, qui permet de coudre le point noué. Il ne cible plus les professionnels mais les mères de famille. Grâce à la mise en place d’un système de crédit et à ses techniques de vente inédites (publicité, démonstrations, cours gratuits…), Singer facilite la diffusion de sa machine à coudre dans les foyers et domine presque sans partage le marché mondial.

Mécaniques, les machines fonctionnent en actionnant une pédale avec le pied. Dans la première moitié du XXe siècle, elles laissent la place à des modèles équipés d’un moteur électrique. La fonte et l’acier sont supplantés par le plastique dans (...)

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