Scandale de la Dépakine : l’Agence du médicament mise en examen pour « homicides involontaires »

Lydia Menez
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Déjà mise en cause en 2015, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) doit désormais répondre d’un défaut d’information envers les femmes enceintes quant aux risques connus pour la santé du fœtus.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) vient d’être mis en examen pour « blessures et homicides involontaires par négligence » dans l’affaire de la Dépakine. Ce médicament, prescrit notamment pour prendre en charge l’épilepsie ou les troubles bipolaires, présente un risque élevé de malformations congénitales sur le fœtus s’il est pris pendant la grossesse. 

Dans un communiqué, l’ANSM affirme prendre « toute la mesure de la souffrance des victimes et œuvre depuis plusieurs années afin de limiter l’exposition au valproate des femmes en âge d’avoir des enfants ». Elle « répondra à toute interrogation de la justice afin d’apporter sa pleine et entière contribution à la manifestation de la vérité ».

Entre 15 000 et 30 000 enfants touchés 

Autisme, retard de la marche, problèmes de langage… Les dangers pour le fœtus des médicaments à base de valproate de sodium (la molécule en cause, contenue notamment dans la Dépakine), sont connus depuis de nombreuses années. Mais si les risques de malformations physiques sont relativement bien évalués, c’est moins le cas des troubles du développement qu’ils peuvent aussi entraîner. Une étude française publiée jeudi 22 octobre montre que les enfants dont la mère a été traitée avec le médicament Dépakine pendant sa grossesse ont cinq fois plus de risques de troubles du développement dès leur petite enfance, un niveau beaucoup plus...

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