Schadenfreude : quand le malheur des uns fait le bonheur des autres...

On vous l'accorde : le mot "Schadenfreude" a de quoi faire peur. Pourtant, derrière cet obscur germanisme (apparu vers le 18ème siècle) se cache une émotion tout à fait banale : il s'agit de la joie que l'on éprouve face au malheur d'autrui. Zoom sur un sentiment totalement normal... bien que difficile à avouer en société.

Un peu d'étymologie. Issu de l'allemand, le mot "Schadenfreude" se compose de "Schaden" (qui désigne le malheur, les dégâts ou le dommage) et de "Freude" (qui fait référence à la joie). Littéralement, il s'agit donc d'une "joie face au malheur" : en français, on pense immédiatement au proverbe "le malheur des uns fait le bonheur des autres"...

Le concept de la Schadenfreude ne date pas d'hier : dès l'Antiquité, le philosophe grec Aristote parlait d' "Epichairekakia" (un mot grec qui signifie littéralement "mauvaise joie" ou "joie née du mal") pour désigner le plaisir que l'on peut ressentir face à la souffrance d'autrui. L'idée a ensuite été explorée (entre autres) par le philosophe néerlandais Spinoza puis par le philosophe allemand Nietzsche et, enfin, par le neurologue et psychanalyste Sigmund Freud.

Schadenfreude : kézako ? Tout le monde a déjà expérimenté un moment de Schadenfreude : très concrètement, il s'agit de la joie maligne que l'on ressent lorsqu'un collègue de travail agaçant renverse sa tasse de café sur sa chemise ; lorsqu'une cliente peu aimable fait tomber le contenu de son sac à main en plein magasin ; lorsqu'une connaissance "donneuse de leçons" (...)

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