Sciences : quand les hommes ne croient pas que les femmes changent l'humanité

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Les femmes sont à l'origine de découvertes capitales depuis qu'elles ont voix au chapitre. Au point de changer l'histoire de l'humanité.

Il suffit de regarder du côté des Vikings pour saisir l'ampleur du phénomène. En 1878, la sépulture d'un chef de guerre redou­table est découverte à Birka, en Suède. Le mort est vêtu de soie cousue de fils d'argent, entouré d'armes – haches, couteaux, épées –, des arte­facts qui laissent entendre qu'on a affaire à un illustre personnage… Évidemment un homme selon les archéologues, pour qui il s'agit là d'une preuve supplémentaire de la fascination viking pour l'épopée virile, la conquête féroce. Seule­ment voilà, en 2017, une analyse ADN révèle que ce grand guerrier est une grande guerrière. Ce n'était pas faute d'avoir prévenu : depuis quelques années déjà, des chercheuses avan­çaient la possibilité que ces ossements soient ceux d'une femme, mais elles se heurtaient à un refus catégorique de leurs confrères. Une femme ? Quelle ineptie ! Sans ces femmes archéologues, jamais cette hypothèse n'eût été pensée, prouvée, et jamais on n'aurait connu cette intrépide Walkyrie.

Dénoncer le mécanisme d'invisibilisation

Dans son livre « L'homme préhistorique est aussi une femme » (Allary Éditions), c'est ce même mécanisme d'invisibilisa­tion des femmes que la pré­historienne Marylène Patou­-Mathis dénonce. Car chaque époque, comme une vague nouvelle, s'évertue à effacer de notre mémoire les grandes femmes des temps passés, pour mieux asseoir les stéréotypes sexistes qui gangrènent encore notre XXIe siècle : «...

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