« SCUM Manifesto » réédité : retour sur l’œuvre culte du féminisme misandre

Jade Vigreux
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L’ouvrage sulfureux de Valerie Solanas, qui promeut la suppression progressive des hommes et l’hégémonie féminine, parait dans une nouvelle édition ce mercredi.

De la crasse, de la boue, de la lie : c’est ce que signifie en anglais le terme « scum ». Une matière triviale, voire répugnante, que l’on utilise aussi pour désigner les rebus de la société et les communautés en marge. Et c’est dans cette idée que Valerie Solanas, il y a plus de cinquante ans, se réapproprie le mot et en tire un usage tout particulier : l’acronyme SCUM pour Society for Cutting Up Men (l’association pour tailler les hommes en pièce). Une organisation qu’elle invente et qu’elle accompagne du fameux « SCUM Manifesto » en 1967. Dans ce pamphlet explosif, véritable coup d’État verbal, l’autrice appelle au réveil des « scum » – ces « filles à l’aise, débarrassées des convenances, de la gentillesse, de la discrétion, de l’opinion publique, de la morale et du respect ». Une révolution dont la finalité est exprimée sans le moindre euphémisme : la castration et l’éradication progressive des hommes au profit des femmes et pour un monde meilleur. Le texte a longtemps été rejeté, parfois adulé par les plus radicales des féministes, et réédité à de nombreuses reprises. C’est justement à l’occasion de la parution, ce mercredi, de sa toute nouvelle édition – postfacée par Lauren Bastide – qu’ELLE a voulu retracer l’itinéraire de l’œuvre.

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