Sean Connery, l'éternel James Bond, est mort

Par François-Guillaume Lorrain
·1 min de lecture
Cette fois-ci, ce n'est pas du chiqué, James, pardon, Sean, est mort pour de bon.
Cette fois-ci, ce n'est pas du chiqué, James, pardon, Sean, est mort pour de bon.

To be or not to be James Bond : telle est la question à laquelle fut confronté longtemps ce grand escogriffe écossais issu des bas-fonds d'Édimbourg, que rien ne prédestinait à devenir le héros glamour et hédoniste de l'après-guerre. Dès la fin du deuxième opus, Bons Baisers de Russie, il en eut déjà assez de tomber les filles, de tuer des mégalos et de ne jamais mourir. Il avait fait le tour du personnage. Le problème, c'est qu'il avait signé pour cinq films.

Or, Sean savait qu'il valait mieux que James. Il avait le vent en poupe et il voulait en profiter pour voguer ailleurs. 007 ou comment s'en débarrasser ? Comment décoller une étiquette qui ressemblait à un bâillon ? Au Japon, en 1967, alors qu'il tournait le cinquième opus, On ne vit que deux fois, les photographes le suivaient dans les toilettes, les journalistes planquaient derrière chaque arbre. S'il jouait pour son plaisir dans un casino, un article titrait inévitablement : James Bond fait sauter la banque?

Bons Baisers de Russie. © Eon Productions / Collection Christophel via AFPJames Bond fait ci, fait ça : Sean n'existait plus, écrasé par sa créature. À la fin du tournage, où il avait refusé de croiser Harry Saltzman, l'un des deux producteurs de la série, qui s'en mettait plein les poches sur son dos, il avait jeté l'éponge : « Je ne veux plus rien savoir. » Et pourtant, il en reprit par deux fois, en 1971, avec Les diamants sont éternels, puis en 1983, Jamais plus jamais. Un titre aux allure [...] Lire la suite