“Search Party” a-t-elle franchi toutes les limites de la folie ?

Olivier Joyard
·1 min de lecture
© Christopher Saunders/HBO/OCS
© Christopher Saunders/HBO/OCS

Quelle étrange série : voilà ce qui nous traverse l’esprit en permanence devant Search Party. Arrivée à sa quatrième saison, la création de Sarah-Violet Bliss, Charles Rogers et Michael Showalter poursuit sans ciller son mélange de comédie indé et de thriller psychologique avec, semble-t-il, un seul but en tête : pousser à fond les curseurs de la folie pour ses personnages toujours plus déphasés. On rappelle que la série raconte les aventures de quatre jeunes gens menés par Dory, l’héroïne, qui se sont mis en tête pendant la première saison de rechercher une étudiante disparue.

Un incident grave a eu lieu – un homme est mort – et depuis, tout a dérapé. La nouvelle fournée d’épisodes débute alors que la bande a été acquittée lors de son procès. Mais Dory, elle, n’a pas pu reprendre une vie normale. Kidnappée, elle passe ses journées enfermée sous le joug d’un psychopathe, un jeune homme qui a reconstruit à l’identique l’appartement de sa proie et tente de lui faire admettre qu’il·elles sont en réalité les meilleur·es ami·es du monde. Un genre de Norman Bates 3.0 dont on a envie dès la première minute qu’il disparaisse de notre vue.

Lire la suite...