Dans le secteur financier, les femmes ont encore du mal à accéder aux postes clés

Marie-Stéphanie Servos

Si on vous demande de citer une femme dans la finance, il est fort probable que vous répondiez Christine Lagarde. À 63 ans, l’ancienne patronne du Fonds Monétaire International est devenue la première femme présidente de la BCE, la Banque Centrale Européenne, principale institution monétaire de l’Union européenne. Mais le monde de la finance ne réserve pas pareille success story à toutes les femmes qui s’y lancent, la plupart ayant déjà du mal à se faire une place… Si les entreprises du secteur financier font de légers progrès pour les intégrer, les femmes ont toujours beaucoup de difficultés à accéder aux fonctions clés, selon le dernier rapport « Women in Financial Services » publié par le cabinet Oliver Wyman.

Depuis 2016, la proportion de femmes au sein des comités exécutifs et des conseils d’administrations a évolué, passant respectivement de 16% à 20%, et de 19% à 23% à l’échelle mondiale. Une progression en partie due aux effets de lois contraignantes concernant la représentation des femmes au sein des comités exécutifs, et aux efforts effectués par les entreprises pour se rendre plus attrayante afin d’attirer davantage de profils féminins. 

6% de femmes PDG 

Mais malgré cette légère progression, ces chiffres restent peu reluisants. Dans le secteur financier, il faut se tourner vers d’autres spécialités pour trouver des femmes. Elles sont davantage présentes au sein des RH (58%), du marketing (46%) ou des services juridiques (35%)... Quand elles ne sont que 25% dans l’audit, 17% dans la finance et 13% au sein des services nouvelles technologies. Pire, l’étude « Women in Financial Services » pointe carrément une régression : les femmes sont moins nombreuses à occuper des postes de PDG. En l’occurrence, elles sont 6% à être à la tête de directions générales, soit 2% de moins qu’en 2016… 

Les femmes mal considérées en tant que clientes 

Autre point d'achoppement relevé par l’étude : si les femmes sont peu présentes au sein des services financiers, elles sont aussi négligées en tant que clientes : on ne leur accorde pas les mêmes prêts ni les mêmes conditions que les hommes. Une erreur de stratégie majeure selon Jessica...

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