"Send nudes" :"Il faut faire comprendre aux ados que leur corps leur appartient, et que leur image aussi"

Sarah Dahan

Des ados aux people, on ne compte plus les victimes de “Revenge Porn” suite à un envoi de selfie dénudé. Décryptage.

Nul n'est à l'abri du “revenge porn”, cette technique qui consiste à diffuser ou menacer de diffuser des vidéos ou photos dénudées d'une personne sans son accord. En cette fin d'année 2019, deux célébrités en ont fait les frais. En octobre, Katie Hill, jeune espoir de la politique américaine et protégée de Nancy Pelosi, figure historique des démocrates, a dû démissionner de la Chambre des représentants après la diffusion sur le Net de photos intimes. En novembre, c'est la star coréenne de K-pop Goo Hara, 28 ans, qui a mis fin à ses jours après avoir été victime de cyber-harcèlement et de chantage au “revenge porn” par son ex.

Cette pratique malfaisante surfe sur la popularité d'une requête née sur Internet : “send nudes”, c'est-à-dire demander à quelqu'un d'envoyer une photo dénudée. La requête peut paraître cavalière, mais elle est facilitée et inspirée par la culture porn en vogue sur le Web, et lorsque ces photos tombent entre de mauvaises mains, le pire peut avoir lieu, notamment chez les adolescent(e)s. Une sensibilisation auprès des jeunes est primordiale, explique le sexothérapeute Alain Héril : “Il faut faire comprendre aux ados que leur corps leur appartient, et que leur image aussi. Quand une photo est envoyée, elle vit sa propre vie et peut être détournée, copiée à l'infini. Les jeunes ont beau être des 'digital natives', ils restent très naïfs.”

“Une copine a été 'pressurisée' par son copain...

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