Le sexe sans pénétration : oui, c’est bon !

Faire des galipettes sans que notre partenaire entre en nous... Quelle drôle d’idée ! Pour nous aventurer sur ce terrain inconnu – mais plein de jolies surprises – nous allons devoir réviser nos classiques. "Depuis notre enfance, on nous a transmis l’idée que la pénétration constitue le Graal de toute sexualité accomplie. La pratiquer, c’est quitter la sexualité immature de l’enfant qui joue à touche-pipi pour accéder à sa forme adulte", souligne Valérie Cordonnier, sexologue. "Si elle est autant sacralisée dans notre culture judéo-chrétienne, c’est aussi parce qu’elle permet la reproduction. L’exclure revient donc officiellement à ne s’intéresser qu’au seul plaisir. Et cela peut choquer", ajoute-t-elle. Sous l'influence d'un phallocentrisme séculaire, nous pouvons donc avoir du mal à envisager cette option autrement que comme une perte ou un renoncement. Et si c’était le moment ou jamais de nous défaire de nos vieux réflexes et de changer de perspectives ?

Joie d’offrir, plaisir de recevoir (et inversement !)

D’abord, il y aura des avantages pratico-pratiques à ne plus systématiquement sacrifier à la pénétration. Pour Monsieur, les pannes et autres incidents érectiles passeront inaperçus. "Cette autre forme de sexualité dispense l’homme de se retrouver dans des situations humiliantes. Même s’il n’est pas suffisamment en forme pour être pénétrant, il peut continuer à donner du plaisir à sa compagne et en prendre. De quoi prévenir la perte de confiance en soi et l’évitement de la sexualité qui peut en découler", constate la sexologue. Et pour nous, finies les douleurs désagréables que nous ressentons peut-être lors de la pénétration. "À un âge où le vagin devient physiologiquement moins accueillant, être pénétrée peut s’avérer trop envahissant, presque brutal pour certaines femmes. Les dispenser de ce soi-disant passage obligé pourra les dissuader de se réfugier dans une chasteté plus subie que choisie", observe la spécialiste. Chacun trouvera donc son compte dans ces ébats

(...) Cliquez ici pour voir la suite