Sexisme, Guerre froide... Ce que “Le jeu de la dame” dit du monde des échecs

Fanny Marlier
·1 min de lecture
(Charlie Gray/Netflix)
(Charlie Gray/Netflix)

Dans Le jeu de la dame deux histoires s'entrecroisent : celle d'une jeune fille orpheline, addict au Librium (un anxiolytique) et prodige, et celle du monde des échecs dans les années 60. Interprétée par la géniale Anya Taylor-Joy, Beth Harmon enchaine les matchs et les échec et mat telle une boxeuse sur un ring, tout en luttant contre ses propres démons.

Au-delà d'un scénario brillament ficelé, nombreux·euses sont les joueur·euses d'échecs qui saluent le réalisme des parties. Et pour cause, le réalisateur Scott Frank s'est entouré d'experts pour construire ces scènes : le professeur Bruce Pandolfini, ou encore l'un des plus grands joueurs contemporains, Garry Kasparov. Pour Mathilde Choisy, directrice générale de la fédération française des échecs, la série dépeint ce milieu de manière “brillante”. Elle nuance toutefois le peu de sexisme auquel semble se heurter Beth Harmon.

Toute petite, Beth Harmon est très douée en mathématiques. Est-ce vraiment une condition sine qua non pour réussir dans les échecs ?

Mathilde Choisy - J'aurais tendance à dire non, mais cela aide très clairement. Les capacités de raisonnement sont en tout cas une condition essentielle dans les échecs.

Chaque soir, dans l'orphelinat, elle visualise ses parties sur le plafond. Tous les joueurs d'échecs ont-ils cette capacité, et en quoi cela est-ce utile concrètement ?

Dans les échecs, to

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