Sexisme : un quart des 25-34 ans estime qu'il faut parfois être violent pour se faire respecter selon un rapport du HCE

Francois GOUDIER/Gamma-Rapho

Le retour de bâton ne vient pas toujours d'où on l'attend. Dans son 5e rapport annuel sur l'état du sexisme en France, publié ce lundi 23 janvier, le Haut Conseil à l'Égalité pointe une inquiétante vérité : près d'un homme sur 4 quatre âgé de 25 à 34 ans considère qu'il faut parfois être violent pour se faire respecter (contre 11 % de la population masculine totale). "Cinq ans après #MeToo, une partie de la nouvelle génération des hommes se sent fragilisée, parfois en danger, réagit dans l’agressivité, et peut trouver une voix d’expression politique dans de nouveaux mouvements virilistes et très masculins", alerte le HCE. Des mouvements qui trouvent une formidable caisse de résonance sur les réseaux sociaux.

D'autres données viennent assombrir ce tableau : 20 % des hommes de cette tranche d'âge pensent que pour être respecté il faut "vanter ses exploits sexuels" (contre 8 % en moyenne), et moins d'un sur deux estime que l'image des femmes véhiculée par les contenus pornographiques est problématique – contre 79 % des 65 ans et plus. Globalement, le rapport observe un "ancrage plus important des clichés masculinistes" chez les hommes de moins de 35 ans, et "une plus grande affirmation d'une masculinité hégémonique".

Au-delà de cette inquiétante tendance propre à cette génération 25-34 ans, le HCE constate un désintérêt et une naïveté généraux de la part des hommes quant à l'ampleur et aux conséquences du sexisme ordinaire en France. Ainsi, "les hommes interrogés refusent en grande (...)

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