Sexo : avoir des tabous après 60 ans, c'est normal ?

Alors qu'autour de vous, la société n’en finit pas de prôner la libération sexuelle, que l‘échangisme est devenu un loisir comme un autre, que votre copine Bernadette s’est inscrite sur un site de rencontres coquines, votre vie sexuelle vous semble terriblement conventionnelle… Et c’est vrai, il faut bien l’avouer, à plus de 60 ans, vous continuez d’être fermée à un grand nombre de pratiques : par exemple, la sodomie n’est pas une option pour vous ou alors vous imaginer vous masturber devant votre homme a tout du cauchemar absolu… Ça ne vous rend pas forcément malheureuse. Mais vous avez la désagréable impression de rater quelque chose, de ne pas être invitée à la grande fête libidinale ambiante. Face à ces tabous qui parfois vous encombrent, vous ne savez pas comment réagir. Devez-vous dépasser des blocages qui freinent peut-être votre épanouissement sexuel ? Ou alors respecter vos limites en matière de désir et vous concentrer sur les pratiques qui vous rendent heureuse ?

Des tabous nécessaires

Avoir des tabous, c’est non seulement normal mais aussi nécessaire. Le tabou est associé à la notion de sacré : il s’agit d’un interdit qui structure une communauté. Il n’y a pas de culture sans tabous. Ainsi, dans notre société, l’inceste ou la zoophilie restent des tabous indépassables, garants de notre intégrité psychique et physique. Evidemment, ensuite, chaque individu a ses propres tabous, liés à son éducation, ses peurs, son histoire personnelle. Refuser le cunnilingus, la fellation, l’homosexualité, le triolisme… Chacun pose ses limites en matière de sexualité, lesquelles relèvent de l’intime, de la pudeur, de l’inconscient. Avant de penser à les dépasser, il faut d’abord être capable de les identifier, de les verbaliser, de les comprendre. Cela prend du temps, des années, des décennies parfois. Peut-être qu’après 60 ans, le moment est venu…

S'autoriser à lâcher prise

Cependant, vouloir transgresser ses tabous à tout prix peut s’apparenter à une forme de violence que l’on

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