“Silence”, le chef-d'œuvre du cinéma japonais qui inspira Scorsese

Thierry Jousse
·1 min de lecture
© 1971 Toho Co., Ltd./Carlotta
© 1971 Toho Co., Ltd./Carlotta

Connaissez-vous Masahiro Shinoda ? Peut-être pas… Tout simplement parce que ses films ont été peu montrés en France. C’est pourtant l'un des cinéastes majeurs de la Nouvelle Vague japonaise apparue au début des années 1960. Moins connu qu’Oshima, Imamura, Teshigahara ou même Yoshida, Shinoda a notamment signé, dans les années 1960, quelques perles comme Fleur pâle (1964), tout à fait à la hauteur des meilleurs films de ses camarades.

En 1971, Shinoda réalise un long métrage qui l’éloigne de l’esthétique Nouvelle Vague de ses premières œuvres. Ce film, c’est Silence, peut-être son plus célèbre, qui participa d’ailleurs à la compétition du Festival de Cannes de cette année-là. Preuve de cette relative célébrité : Martin Scorsese en tournera un remake bien des années plus tard. Avec Silence, on est effectivement bien loin de l’esthétique urbaine et sensuelle des premiers Shinoda, puisque le récit est situé au début du XVIIe siècle, dans une région maritime et montagneuse du Japon.

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