Une Sirène à Paris : le conte mélodieux de Mathias Malzieu

Ophélie Daguin

Avec « Une Sirène à Paris », Mathias Malzieu – leader du groupe Dionysos – porte sur grand écran un conte tout en poésie et douceur. Une adaptation cinématographique à découvrir dans les salles obscures, dès aujourd’hui.

Il était une fois… Regarder « Une Sirène à Paris », c’est un peu comme plonger, tête la première, dans un énorme livre pop-up aux mille-et-unes couleurs acidulées qui, au fil des pages, nous happe un peu plus dans un décor féérique et poétique. Dès les premières images, le nouveau film de Mathias Malzieu – leader mythique de Dionysos – nous rappelle forcément l’univers poético-fantastique de Michel Gondry dans « L’Ecume des jours », mais également la douce mélancolie, un brin rétro, que l’on affectionne tant chez Jean-Pierre Jeunet et son « Amélie Poulain ». Retour en enfance, illico. L’histoire ? Tout commence par une sirène, répondant au nom de Lula, retrouvée échouée sur un quai de Seine, proche du Flowerburger, une péniche-cabaret où chante chaque soir le beau Gaspard. Un jeune homme dont le cœur, trop souvent malmené, a fini par se briser. Impossible donc pour lui de succomber aux chants fatals de la créature sous-marine. Immunisé et inconscient du danger qu’il court, Gaspard prend le risque de la recueillir et de la soigner. Si à l’écran, Nicolas Duvauchelle (Gaspard) nous régale de son jeu d’acteur en troquant son habituel costume de bad boy pour celui de grand romantique assumé, on ne peut que déplorer la superficialité du premier rôle féminin. On aimerait (vraiment très fort) que Marilyn Lime (Lula) ait davantage de dialogues et ne semble pas réduite à une simple belle des eaux en détresse,...

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