So smoking

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Il y a des classiques qui ne meurent jamais, comme la chemise de cérémonie. Histoire et décryptage de cette icône de l’élégance.

Smoking or not smoking ? Telle est la question quand on cherche à remonter le fil des origines de ce vêtement. Nathalie Gaillard, directrice et conservatrice du musée de la Chemiserie et de l’Élégance masculine à Argenton-sur-Creuse, nous explique que le modèle que l’on associe au fameux costume des gentlemen est avant tout une chemise de cérémonie. Une première révolution pour l’habit qui a connu des débuts plus discrets. Au Moyen-Âge, la chemise s’enfile par la tête ; c’est un sous-vêtement porté aussi bien par les hommes que par les femmes, que nul n’ose dévoiler. Elle protège la peau des tissus rugueux qui préservent, eux, du froid. La Renaissance voit apparaître le col amovible qui parade à la cour, taillé en collerette, plissé ou brodé à la flamande.

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La chemise boutonnée est créée en 1871 et déposée par la maison anglaise Brown, Davis & Co of Aldermanbury. Symbole de raffinement au sein des clubs les plus chics, la chemise entame son âge d’or à Londres. Les tailleurs britanniques imposent leur style et leur savoir-faire : partout on s’habille « à l’anglaise » si on est un homme du monde. La tendance est aux poignets mousquetaires, empruntés aux chemises des cavaliers du début du XIXe siècle combattant au mousquet. Ce basique se diversifie et s’enrichit avec des cols cassés ou boutonnés.

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Le plastron souple, qui fait aujourd’hui encore partie de l’ADN de la version smoking, entre en scène peu de temps après, au milieu du XIXe siècle. L’échancrure du gilet de cérémonie devient plus profonde, et l’abandon de la cravate au profit du nœud papillon le met en valeur. Avec la folie de l’amidonnage, le plastron se rigidifie, et la(...)


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