Une société française croule sous les demandes après avoir inventé en un week-end un nouvel hygiaphone super malin

La pandémie du nouveau coronavirus continue de battre son plein. Selon le dernier bilan officiel, établi vendredi 20 mars, le COVID-19 a déjà fait plus de 10 000 morts à travers le monde. Du côté de l'Hexagone, le virus touche dorénavant plus de 12 000 personnes et 450 décès sont dénombrés. Alors qu'un confinement d'une durée minimale de quinze jours a été mis en oeuvre par le gouvernement, une grande partie du pays est à l'arrêt. Mais Cédric Martin, un chef d’entreprise de Bruguières, près de Toulouse, croule sous les commandes.

Un entrepreneur alerté par une amie pharmacienne

À la tête d’une petite société spécialisée dans la découpe laser, notamment pour le secteur aéronautique, le Haut-Garonnais de 46 ans s’est lancé en un week-end dans la conception d’un hygiaphone. Et ce, afin de répondre aux besoins des commerçants, particulièrement vulnérables face à la pandémie. "Samedi, une amie pharmacienne m’a dit : ‘Je suis face à des gens testés positifs tous les jours et nous n’avons pas de masques, il faut que tu me trouves une solution’", explique-t-il à l’AFP selon des propos rapportés par L'Express.

Interpellé par le témoignage de cette proche, Cédric Martin a mis au point un modèle démontable d’hygiaphone en polycarbonate. "J’ai demandé à mon fils de faire la 3D et à ma femme de préparer les flyers", explique-t-il. Et il ne lui aura pas fallu attendre bien longtemps avant que les demandes n’affluent de tout l’Hexagone. "Dès mardi, j’ai été contacté par un groupement d’enseignes qui voulait des milliers de pièces", poursuit celui qui a invité plusieurs de ses concurrents à participer à son projet.

Désormais associé à quatre autres TPE de la région toulousaine, Cédric Martin a pour objectif de produire plusieurs centaines de pièces par jour afin de répondre aux besoins du pays. Le modèle standard de son hygiaphone est commercialisé 95 euros hors taxes, "un prix que l’on aurait pratiqué en temps normal", précise l’entrepreneur.

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