Sondage exclusif : où en sont les hommes ?

Alice Augustin, avec Marine Revol et Charlène Saqué

Deux ans après la révolution #MeToo, les hommes se confient sur ce qui a changé pour eux et en eux. Entre virilité toxique et masculinité positive, voici les résultats de l'étude de fond menée par l'Ifop pour ELLE.

En 2017, explosait l'affaire Weinstein entraînant dans son sillage ce que d'aucunes et d'aucuns considèrent aujourd'hui comme une véritable révolution culturelle dans le domaine des relations femmes-hommes. Manifestations virales de ce séisme, les mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc ont permis à des millions de femmes de partager leurs histoires de harcèlement, de viol, d'agression. Les conséquences de cette prise de conscience collective n'ont pas tardé à se faire sentir, avec une forte demande d'égalité et une profonde remise en cause des stéréotypes de genre, plus particulièrement ceux liés à la masculinité. Livres, podcasts, documentaires, morceaux de musique... Jamais n'aura été produit, en si peu de temps, autant de contenu sur le sujet : « Virilité abusive... », chante Eddy de Pretto dans son tube « Kid » ; « Le Mythe de la virilité » (éd. Robert Laffont), essai précurseur signé par la philosophe Olivia Gazalé ; « Des hommes justes » (éd. Seuil), somme de l'historien Ivan Jablonka ; « Les Couilles sur la table », podcast pop et intello de Victoire Tuaillon (lire l'interview p. 83 dans le magazine), pour ne citer que les plus médiatisés.

Partout la masculinité est questionnée, décortiquée, réinventée. Et le grand public de découvrir, des années après la formule de Bourdieu, qu'être un homme peut relever autant du privilège que du piège. Reste à savoir si cette conversation portée par de nombreux intellectuels et...

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