Sonia Papet, la première femme concierge d’un Palace de Paris

Le rôle du Chef Concierge est d’anticiper et de satisfaire au mieux les demandes des clients. A la tête de la loge du Bristol, Sonia Papet veille à ce que la magie de Noël soit au rendez-vous pour chacun d’entre eux cette année. Un travail qui se prépare bien en amont. Interview.

Paris Match. Comment est née votre vocation de Chef Concierge ?
Sonia Papet. Un peu sur le tard. J’avais déjà dix ans d’expérience dans l’hôtellerie quand je me suis intéressée à la conciergerie. Au fil des postes que j’ai pu occuper - gouvernante d’étage, réceptionniste, restauration – j’ai découvert que le plus important pour moi était le contact avec le client. Je voyais des concierges avec des Clefs d’Or, je ne connaissais pas l’emblème, ça m’a intriguée et j’ai découvert un métier passionnant.

Il y a cinq ans vous étiez la première femme nommée Chef Concierge d’un palace parisien, ça a changé depuis ?
Oui, il y a de plus en plus de femmes concierges notamment grâce à une école, la FPE de Toulouse, qui a ouvert il y a treize ans une formation d’un an : Concierge d’Hôtel. Avant, la conciergerie était surtout une promotion pour des bagagistes, chasseurs ou voituriers, des postes traditionnellement confiés à des hommes car ils portaient de lourdes malles et manœuvraient des voitures de luxe. Petit à petit l’école a permis de former des jeunes filles, et aussi d’avoir des jeunes qui arrivent directement sur des postes en conciergerie.

En quoi consiste la préparation des fêtes, au Bristol ?
Certains services travaillent d’une année sur l’autre pour créer des expériences, une atmosphère avec la décoration, les fleurs, le sapin, les menus dédiés dans nos restaurants, la bûche signature… Pour nous à la conciergerie, les demandes affluent à partir de septembre. On prépare des dossiers sur les activités à recommander, on propose au client un sapin dans sa chambre (en lui laissant le choix de le décorer lui-même), on va également s’inquiéter de ses réservations pour les soirs de fête. Il est parfois délicat ou impossible de(...)


Lire la suite sur Paris Match