« Stealthing » : au Canada, le retrait du préservatif sans consentement devient un crime sexuel

© ADragan/iStock

La Cour suprême du Canada a estimé, vendredi 29 juillet, que le retrait du préservatif sans consentement était considéré comme une agression sexuelle, et donc jugé au pénal.

Une bonne nouvelle pour tous.tes les Canadien.nes. Vendredi 29 juillet, la Cour suprême a estimé qu’un retrait du préservatif sans consentement pouvait être qualifié d’agression sexuelle, et donc être considéré comme un crime par la justice. « Il s’agit d’une évolution importante pour les femmes et les autres personnes qui ont des relations sexuelles avec des hommes », s'est réjouie dans les colonnes du « Washington Post » Isabel Grant, professeure de droit spécialisée dans les violences et agressions sexuelles.

Cette avancée découle d’un long feuilleton juridique porté jusqu’à la Cour suprême. En 2017, Ross McKenzie Kirkpatrick, accusé par une femme d’avoir eu un rapport sexuel non protégé, et ce malgré ce qu’il avait convenu avec la plaignante, a d’abord été acquitté en première instance. À l’époque, le juge estimait que les preuves manquaient pour savoir si la jeune femme n’avait pas consenti « à tous les actes physiques de relations sexuelles auxquels les parties s’étaient livrées » ou que l’accusé avait fait preuve de malhonnêteté.

Une affaire passée devant la Cour suprême

L’histoire ne s’arrête pas là. En désaccord avec le jugement rendu, la Cour d’appel de la province de Colombie-Britannique avait ordonné la tenue d’un nouveau procès. C’est donc à la Cour suprême du Canada que l’accusé s’était adressé afin d’être définitivement acquitté. Finalement, la plus...

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