Stellantis : selon le syndicat UAW, des “décennies de chute des salaires” restent à compenser, grève en vue ?

Le contexte est difficile. Le salon automobile de Détroit doit être l'occasion de présenter cette semaine de nouveaux véhicules électriques, mais l'édition 2023 risque d'être assombrie par des négociations syndicales tendues pouvant même déboucher sur une grève chez les grands constructeurs américains. L'ouverture au public est prévue samedi 16 septembre, après des journées réservées aux médias et aux professionnels dans la semaine.

Mais cette année, le salon -devenu surtout une plateforme pour les produits des trois grands constructeurs du Michigan, General Motors, Ford et Stellantis- se déroule dans un contexte difficile. Les "Big Three" ("Trois Grands") ferraillent depuis plusieurs mois avec le syndicat United Auto Workers (UAW) et son nouveau président Shawn Fain pour concevoir les nouvelles conventions collectives avant l'échéance de jeudi. "Les négociations syndicales sont dans l'esprit de tout le monde", a relevé Alan Amici, président du Centre pour la recherche automobile, une ONG américaine. "Il y a un certain degré de nervosité dans la région de Détroit".

Les deux camps ont échangé propositions et contre-propositions, Shawn Fain faisant part très publiquement de son mécontentement. "Si nous arrivons à 23h55 jeudi sans accord avec aucun des trois grands constructeurs, il y aura une grève chez les trois constructeurs si nécessaire", a martelé Shawn Fain vendredi lors d'un point d'étape. Selon lui, les employés méritent les mêmes 40% d'augmentations salariales octroyées (...)

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