Les streameuses dénoncent le cyberharcèlement et le sexisme dont elles sont victimes sur Twitch

Getty Images ©luza studios

Insultes sexistes, menaces de mort et de viol, ou encore montages vidéo de leurs visages sur le corps d’actrices porno : dimanche dernier, les streameuses Twitch ont pris d’assaut Twitter pour dénoncer le cyberharcèlement et la misogynie dont elles sont victimes. La raison ? Être des femmes, et oser faire partie de la communauté Twitch, plateforme sur laquelle les streameur·ses se filment et les spectateurs peuvent commenter en direct. “Je suis fatiguée”, annonce la streameuse Maghla sur Twitter, dans un thread sur le cyberharcèlement dont elle est victime, et qui touche de nombreuses streameuses, qui ont pris la parole après elle.

Streameuse depuis plusieurs années, Maghla est l’une des plus suivies en France, avec près de 700 000 abonné·es sur la plateforme Twitch. Et si d'autres personnalités plébiscitées sur internet - comme la YouTubeuse Léna Situations - se sont déjà exprimées sur le cyberharcèlement dont elles étaient victimes sur les réseaux sociaux, être reconnue dans un univers perçu comme “masculin” expose les femmes à une toute autre forme de harcèlement. Parce qu’elles se filment pendant leurs lives, les streameuses sont confrontées à une charge mentale dont leurs homologues masculins n’ont pas à se soucier : le choix de leur tenue.

“Dans la vie de tous les jours je m’habille en oversize parce que j’aime bien mais je mets aussi des crop top ou des décolletés. Très souvent je me change avant mon live parce que flemme des remarques mais également d’autres choses” tweete (...)

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