La stupeur de Aharon Appelfeld enfin disponible en français

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Disparu en 2018 à 85 ans, Aharon Appelfeld nous parle d'après la mort. Paru en 2017 en hébreu, son ultime roman résonne forcément comme un testament, le point final d'une œuvre dédiée à la mémoire de la Shoah et de la vie des Juifs d'Europe de l'Est. Cette ombre portée par l'œuvre plane donc sur « La Stupeur », un texte à l'os, qui économise son souffle et ses mots, mais palpite d'une inextinguible passion. Dans la première partie, Iréna, une jeune femme en proie à de terribles migraines et prisonnière d'une vie rythmée par les violences de son mari, assiste à l'humiliation, puis à l'assassinat de ses voisins, un couple d'épiciers juifs et leurs deux enfants.

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Émue par leur vulnérabilité, agacée par leur passivité et torturée par sa propre incapacité à agir, Iréna trouve dans le drame la force de quitter son village ukrainien. « La mort de ses voisins juifs l'avait remplie de courage, et ses jambes l'avaient portée », écrit Appelfeld. Il raconte, dès lors, le voyage mystique d'Iréna à travers son pays en proie à cet aspect du génocide que les historiens qualifieront de Shoah par balles. « Jésus était juif ! », a-t-elle réalisé. Trop peu, trop tard. Incapable de sauver quiconque, hantée par les fantômes et la culpabilité, Iréna tente de se sauver elle-même. Urgente et désolée, l'écriture d'Appelfeld met en scène une foi bien inutile face à la cruauté...

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