Suicide : en 2021, les étudiants fortement à risque

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En France, 9 000 personnes se suicident chaque année. Ce qui représente 25 morts par jour. Ces chiffres alarmants inquiètent d’autant plus les associations que la situation sanitaire et sociale s’est dégradée. La pandémie de Covid-19 et les mesures de confinement associées impactent fortement la santé mentale des Français. Et les étudiants notamment souffrent beaucoup d’isolement et de précarité. A ce propos, SOS Amitié constate une recrudescence des appels venus de cette catégorie de population.

« Cette catégorie d’appelants est relativement nouvelle et une véritable détresse se fait ressentir de la part de ces interlocuteurs, qui font face avec difficulté à une perte de repères », précise l’association. Certains évoquent une « perte de sens, un sentiment de désengagement aussi bien au niveau de leurs études, de leur organisation quotidienne, et surtout, de leur avenir. Certains évoquent explicitement une crainte pour leur santé mentale. »

Concrètement, « la pandémie a fait passer le nombre d’appels reçus par l’association de 6 000 à 8 000 par jour, avec des pics d’appels allant jusqu’à 9 000, lors des fêtes de fin d’année », indique SOS Amitié.

Comment prévenir le passage à l’acte ?

Pour prévenir le suicide, il est primordial de prendre soin de la santé mentale en général. Pour cela, il faut « promouvoir les milieux de vie favorables » à celle-ci. Plus concrètement, permettre à chacun de vivre dignement dans un logement décent, de voir ses besoins primaires assouvis en évitant l’isolement.

Les personnes fragilisées doivent être accompagnées. Il faut ainsi « maintenir le contact avec les personnes suicidaires ou ayant fait une tentative de suicide et former au repérage et à l’orientation de la crise ». L’écoute et la bienveillance sont là les outils de prévention essentiels, sur lesquels sont basées les actions de l’association SOS Amitié depuis de nombreuses années. « Offrir une oreille attentive à ceux qui en font la demande est plus que jamais une mission essentielle, une mission de santé publique ! », estime-t-elle.

Si vous souhaitez aider l’association, vous pouvez faire un don ou devenir bénévole. Rendez-vous sur son site.