Suivez le guide : Stuart A. Staples nous raconte le nouveau Tindersticks

Rémi Boiteux
·1 min de lecture
© Julien Bourgeois/City Slang
© Julien Bourgeois/City Slang

“De nos disques, c’est celui qui a le plus à voir avec les sensations”, nous prévient Stuart A. Staples depuis La Souterraine et non loin de son piano. Poussé en partie par le contexte confiné, Tindersticks sort, avec Distractions, de sa zone de confort. “Notre tournée a été écourtée, restait cette énergie qui devait aller quelque part, mais nous devions nous retrouver physiquement”, et c’est ce qu’a permis la fenêtre estivale, non sans batailler.

“Notamment quand Dan McKinna [bassiste et pianiste] a dû écourter sa venue avec la frontière qui se refermait le lendemain”, explique Stuart avant d’aborder les bouleversements nécessaires : “Il s’agissait de sortir de nos rôles, nous avions besoin d’un déplacement vers un espace étranger.“

“Finir No Treasure but Hope, dirigé par une forme suprême de rigueur, nous a permis de rompre avec le naturalisme pour aller vers quelque chose de plus expérimental et minimal.” Exit les chansons enluminées : “Parfois, l’acte le plus créatif, c’est de ne pas jouer.” En Bartleby de studio, le groupe se méfie alors des notes et des mots, “s’éloigne de la narration, s’autorise la confusion”.

Une bifurcation saisissante aux voix bouclées et aux progressions house

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