A Sundance, le cinéma donne vie à des périodes invisibilisées de l'histoire

Jacky Goldberg
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Flee / Judas and the black messiah (capture d'écran)
Flee / Judas and the black messiah (capture d'écran)

Dans un souci vériste (ou plus probablement pour complaire aux exigences des distributeurs), ses organisateur·rices avaient pris soin d’instaurer une jauge pour chaque projection, nous occasionnant à deux reprises la désagréable sensation d’être refoulé d’un évènement virtuel. Malgré ce petit désagrément, cette expérience de festival en ligne fut plutôt une réussite technique, et si la sélection nous a paru un peu plus pauvre que celle de l’an dernier — étant entendu qu’il est impossible de tout voir et que des perles nous ont forcément échappé —, il y avait parmi la soixantaine de longs-métrages disponibles, toutes sections confondues (américaine, internationale, fiction, documentaire, en plus de courts-métrages et de films plus expérimentaux) suffisamment de belles découvertes pour ne pas regretter le voyage — de la chambre au salon.

Triomphe pour un remake familier

CODA n’est pas à proprement parler une "belle découverte" mais, reparti auréolé de toutes les récompenses possibles (Grand Prix, Mise en scène, Public, Prix spécial pour l’ensemble du casting) et acheté pour un montant record par une plateforme (le Graal à Sundance), il apparaît comme un cas d’école. Le film se penche sur une famille de marins-pêcheurs où tout le monde est sourd, sauf la cadette. En terminale, elle se prend de passion pour le chant et, sur les conseils de son professeur de chorale, entend s’inscrire à l’université, et ainsi quitter le cocon familial, à la tristesse de

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